Sondage réalisé avec le Groupe SOS par OpinionWay pour la Fondation Carrefour.

Quelques chiffres en bref :

 

–       60% des français déclarent que la solidarité alimentaire est de plus en plus une nécessité

–       69% des Français se disent prêts à acheter deux produits alimentaires et à en offrir un (principe du « café suspendu »)

–       Et 55% des Français déclarent donner un coup de pouce à l’aide alimentaire à la sortie des supermarchés

–       38% ne connaissent pas les épiceries sociales ou solidaires et 28 % voient comment cela fonctionne et pensent que c’est adapté aux publics bénéficiaires

–       Les Français seraient prêts à donner 13€ par mois aux associations de l’aide alimentaire

La solidarité alimentaire, une nécessité qui se fait de plus en plus sentir
Plus que jamais la solidarité alimentaire est indispensable aux yeux des Français. 60% d’entre eux ont aujourd’hui le sentiment qu’elle est de plus en plus une nécessité – et ce, quel que soit leur profil – quand ils ne sont que 12% à estimer qu’elle se justifie de moins en moins.

Impliqués, 67% des Français font des dons dans le cadre de la solidarité alimentaire (et même 80% parmi les 65 ans et plus). Le don est aujourd’hui largement intégré à leur vie quotidienne puisque pour une majorité, il s’agit de donner à la sortie des supermarchés (55%). Les dons à l’occasion d’évènements plus ponctuels comme les campagnes de sensibilisation, ou les collectes de quartier incitent moins les Français (respectivement 13% et 12%). La possibilité d’effectuer ses dons en ligne, sans être négligeable, peine encore à se démocratiser (10%, mais 14% parmi les Franciliens), l’immédiateté du besoin se faisant peut-être moins ressentir.

Autant de moyens d’effectuer un don qui semblent pourtant insuffisants : aujourd’hui, ne sachant pas à qui donner ou comment le faire, près d’un tiers des Français ne donne que rarement voire jamais (32%). C’est plus particulièrement le cas des hommes (36%), des Franciliens (36%) mais surtout des plus jeunes (42% des moins de 35 ans).

Que le don soit financier, en nature ou stratégique : les Français ont envie d’agir…
Quoi qu’il en soit, les Français se disent prêts à se mobiliser pour participer à la solidarité alimentaire au quotidien. 13 €, c’est la somme qu’ils pourraient envisager de donner chaque mois pour soutenir cette démarche (17€ si on exclut ceux qui ne donneraient rien). Si les hommes, les jeunes et les Franciliens avouent ne pas savoir à qui ou comment donner aujourd’hui, ils aimeraient pourtant le faire : leurs promesses de dons sont parmi les plus élevées (entre 15 et 16 €). Ce sont néanmoins les seniors, déjà nombreux à donner, qui se montrent les plus généreux (19 € en moyenne et même 24 € si l’on tient uniquement compte de ceux qui se disent prêts à donner). ¼ des Français seraient prêts à donner 20 € ou plus (23%, 35% parmi les seniors). Les populations les moins aisées seraient, quant à elles, pas moins d’un tiers à donner 10 € ou plus par mois (36%).

Concrètement, les dons qu’ils envisagent revêtent plusieurs formes :
Financier : plus d’un Français sur deux pourraient envisager de faire un don en sortie de caisse (56%)
En nature : 69% adhèreraient au principe du « deux produits achetés-un produit offert »
Mais surtout stratégique : 84% à déclarent qu’ils pourraient acheter désormais via des filières courtes (directement auprès des producteurs)

Si ces chiffres sont encourageants, il faut les nuancer. Tout au plus un tiers des Français serait prêt à adopter ces gestes systématiquement.

…Mais ils manquent encore d’information
L’action en faveur des producteurs est particulièrement appréciée des Français. Si l’on a définit la solidarité alimentaire comme « le fait de participer à des actions visant à donner accès à une alimentation suffisante et de qualité à tous ceux qui en ont le plus besoin » les Français estiment également qu’elle peut s’exprimer autrement. Par exemple, en soutenant les producteurs de sa région pour 54% des Français.
45% mentionnent les actions permettant aux publics fragiles de recréer du lien social lors du contact avec les acteurs de la solidarité alimentaire, notamment dans le cadre des Epiceries solidaires. Pour autant, il reste à réaliser un travail important d’information. Aujourd’hui, moins de deux Français sur trois connaissent les Epiceries sociales – probablement du fait qu’il ne s’agit pas de commerces alternatifs (comme les AMAP) mais de structures associatives – et seuls 41% savent comment elles fonctionnent.